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L'ozone - O3

L’ozone est un gaz oxydant extrêmement réactif, pénètre facilement jusqu'aux voies respiratoires les plus fines. Il exerce une action irritante locale sur les muqueuses oculaires et respiratoires, des bronches jusqu’aux alvéoles pulmonaires. Des expositions contrôlées de volontaires ont montré une inflammation et une altération des fonctions pulmonaires dès 160 µg/m3 durant quelques heures. Les effets sont amplifiés par l’exercice physique. Les atteintes oculaires apparaissent très rapidement, pour des expositions de 400 à 1 000 µg/m3.

Le monoxyde d'azote NO

Le dioxyde d’azote est un gaz irritant qui pénètre dans les plus fines ramifications des voies respiratoires. Dès que sa concentration atteint 200 µg/m3, il peut entraîner une altération de la fonction respiratoire, une hyperréactivité bronchique chez l’asthmatique et un accroissement de la sensibilité des bronches aux infections chez l’enfant.

Le dioxyde d'azote NO2

Le dioxyde d’azote est un gaz irritant qui pénètre dans les plus fines ramifications des voies respiratoires. Dès que sa concentration atteint 200 µg/m3, il peut entraîner une altération de la fonction respiratoire, une hyperréactivité bronchique chez l’asthmatique et un accroissement de la sensibilité des bronches aux infections chez l’enfant.

Le monoxyde de carbone CO

Le monoxyde de carbone (CO) se fixe à la place de l'oxygène sur l'hémoglobine du sang, conduisant à un manque d'oxygénation du système nerveux, du cœur et des vaisseaux sanguins. Les premiers symptômes sont des maux de tête et des vertiges. Ces symptômes s'aggravent avec l'augmentation de la concentration de monoxyde de carbone (nausée, vomissements...) et peuvent en cas d'exposition prolongée, aller jusqu'au coma et à la mort.

Le dioxyde de soufre - SO2

Ce gaz irritant agit en synergie avec d’autres substances, notamment les particules en suspension. Il provoque des irritations oculaires, cutanées et respiratoires.

L’exposition prolongée augmente l’incidence des pharyngites et bronchites chroniques. De nombreuses études épidémiologiques ont démontré que l’exposition au dioxyde de soufre à des concentrations d’environ 1 000 µg/m3 peut engendrer ou exacerber des affections respiratoires (toux chronique, dyspnée, augmentation des infections) et entraîner une augmentation du taux de mortalité par maladie respiratoire ou cardio-vasculaire.
 

Les particules en suspension PM10

Plus une particule est fine, plus sa toxicité potentielle est élevée.
Les plus grosses (PM*10) sont retenues par les voies aériennes supérieures. Les plus fines (PM2,5) pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire où elles peuvent provoquer une inflammation et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Les particules ultrafines sont suspectées de provoquer également des effets cardio-vasculaires.

Le plomb - Pb

A fortes doses, le plomb provoque des troubles neurologiques, hématologiques et rénaux et peut entraîner chez l’enfant des troubles du développement cérébral avec des perturbations psychologiques et des difficultés d’apprentissage scolaire. Depuis la généralisation de l’essence sans plomb, l’air n’est plus une source majeure d’exposition à ce polluant.

Benzène, Toluènes, Éthyl benzène, ortho, métha, para-Xylènes

Le benzène est connu pour ses effets mutagènes et cancérigènes. Les teneurs en BTX dans l'atmosphère urbaine sont très liées puisque ces trois polluants sont issus de la même source. Elles sont de l'ordre du µg/m3 et peuvent atteindre quelques dizaines de µg/m3 dans l'air ambiant. Le toluène est le polluant dont on rencontre les concentrations les plus élevées.

Pyramide des effets sur la santé   

 

Impact sur l’environnement

A long terme les effets sur l'environnement peuvent avoir lieu avec des concentrations plus faibles que celles nocives pour l'homme.

Les conséquences les plus visibles sont souvent le
noircissement des bâtiments et des monuments, dont le coût de la restauration est souvent très lourd.

Les oxydes d'azote et le dioxyde de soufre contribuent fortement au phénomène des
pluies acides qui détruisent le milieu naturel ainsi que les matériaux de construction.

Les polluants les plus oxydants (ozone)
réduisent l'activité de photosynthèse des plantes, ce qui se traduit de manière visible par l'apparition de tâches (nécroses) sur la surface des feuilles des plantes les plus sensibles. Cela entraîne des ralentissements de croissance chez les végétaux. Des réductions de rendement agricole ont même été observées.

L'ozone - O3

Une exposition de quelques heures à des concentrations d’ozone supérieures à 80 µg/m3 suffit à provoquer l’apparition de nécroses sur les feuilles des plantes les plus sensibles. Au niveau physiologique, l’ozone altère les mécanismes de la photosynthèse et de la respiration, et donc diminue l’assimilation carbonée de la plante. La productivité de certaines variétés d’espèces cultivées peut s’en trouver diminuée.

Le dioxyde d'azote NO2

Le dioxyde d’azote se transforme dans l’atmosphère en acide nitrique, qui retombe au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d’autres polluants, à l’acidification des milieux naturels.

Le dioxyde de soufre - SO2

Dans l’atmosphère, le dioxyde de soufre se transforme principalement en acide sulfurique, qui de dépose au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d’autres polluants, à l’acidification et à l’appauvrissement des milieux naturels, il participe aussi à la détérioration des matériaux utilisés dans la construction des bâtiments (pierre, métaux).

Les particules en suspension PM10

Les particules en suspension peuvent réduire la visibilité et influencer le climat en absorbant et en diffusant la lumière.
Les particules, en se déposant, salissent et contribuent à la dégradation physique et chimique des matériaux.
Accumulées sur les feuilles des végétaux, elles peuvent les étouffer et entraver la photosynthèse.